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Fleur, ouvre-toi !

Ce petit film de Daniel Mathieu sur Viméo nous fait découvrir en accéléré l’épanouissement de nombreuses fleurs sur fond musical. Vous y découvrirez toutes les variantes de l’ouverture des pétales : spontanée et rapide, en verticile, en spirale...

Gracieux entre tous, le papillon a toujours su émerveiller les hommes. Ce fabuleux insecte, si délicat et majestueux, mérite vraiment que l'on fasse attention à lui, ainsi pouvez-vous admirer la piéride du chou sur les fleurs de séneçon.

Ce papillon est relativement grand (jusqu'à 65 mm d'envergure), et il est très largement répandu, d'autant qu'il est susceptible de migrer. Il peut se rencontrer quasiment partout, y compris en milieu urbain.

Senecio jacobaea, Herbe de saint jacques ou Séneçon jacobé

Le Séneçon Jacobée tire son nom populaire d'Herbe de Saint Jacques du fait qu'il est toujours fleuri pour le 25 juillet, fête de saint Jacques le Majeur, et qu'il signale aux paysans le début des moissons ou qu'il accompagnait le chemin des pèlerins de Saint Jacques de Compostelle.

 C'est une haute plante vivace, vigoureuse, qui parsème de ses capitules groupées en corymbe amples, jaune d'or, les bords des chemins, les champs et  se voient de loin, pendant tout l'été. Très prolifique, le Séneçon Jacobée s'installe aussi sur les pelouses, dans les jardins où il est considéré comme une mauvaise herbe.

Ses fruits mûrs forment une boule soyeuse qui rappelle un peu une tête à cheveux blancs (Senecio vient du latin senex "vieillard"). Ils sont dispersés par le vent.
Médicinal, comme le Séneçon commun, et connu depuis l'antiquité, le Jacobée présente la propriété d'améliorer considérablement la circulation veineuse. Il est emménagogue. Dans les campagnes, on applique toute la plante cuite dans du lait ou de l'eau sur les furoncles et les abcès pour les aider à mûrir.

Cependant, le Séneçon Jacobée contient des substances toxiques, en particulier pour les équins et bovins : il convient donc, si l'on tient à l'utiliser, de le faire avec prudence.




On dit que Linné, père de la terminologie latine, donna à la verge d'or le nom scientifique de Solidago (littéralement, « je rends entier », « je consolide ») en raison de sa réputation à favoriser la guérison des plaies. Quant à son nom populaire de « verge d'or », l'histoire ne dit pas s'il lui vient de ce que les riches aristocrates employaient ses tiges pour corriger leurs petits monstres ou s'il faisait plutôt référence à un ancien rituel mystico-érotique dont l'origine se serait perdue dans la nuit des temps... En tous cas, c'est une plante très mellifère qui attire bien des p'tites bêtes!!!
Les insectes aiment la tanaisie


L'Achillée sternutatoire


L'achillée sternutatoire  (Achillea ptarmica L.) (aussi appelée achillée des marais, herbe à éternuer ou passe-pierre) est une plante vivace appartenant à la famille des Astéracées (ou Composées) et au genre Achillea, dont le représentant le plus répandu est l'achillée millefeuille (Achillea millefolium).

Difficile de dire si cette plante fait vraiment éternuer comme l'indique son nom, les avis divergent sur ce point : sans doute provoque-t-elle des allergies chez certains, alors que d'autres y sont totalement insensibles. C'est une plante protégée dans le Nord-Pas-de-Calais.

L'inflorescence est un corymbe de petits capitules blancs comme la marguerite. Elle fleurit en été dans les lieux humides.

Nous l’avons découverte en plusieurs endroits dans notre jardin de plantes sauvages en bordure de la zone humide de l’Hoflandt.

Le champ bordant notre jardin, où nous l’avions découverte il y a quelques années alors que ce champ était en jachère, a malheureusement été retourné vers le mois de mai pour y mettre un semis de plantes quelconques surtout celles que l’on trouve dans un champ de pommes de terre.

Quelle est la finalité de cet exercice puisque ces plantes ont été fauchées illico. Nous nous posons beaucoup de questions quant à la « renaturation ».

Si le champ avait été laissé en friches, les plantes sauvages y seraient revenues naturellement et une association compétente, genre Chico Mendès, aurait pu y faire un véritable inventaire !


 Recettes testées à partir des plantes sauvages

Recommandations importantes

    Ne cueillez jamais les plantes sauvages au bord des routes où la pollution est importante. Dans tous les cas, lavez les plantes abondamment avant de les cuisiner.

La gelée de fleurs de pissenlit ou cramaillotte

En ce mois d'avril, le pissenlit escalade même les montagnes et signe avec flamboyance, plus que tout autre plante, le triomphe du printemps. Ses fleurs attirent de nombreux insectes utiles et sa floraison étalée nous permet de concocter de délicieuses gelées.

Il faut : 3 ou 4 pots à confiture vides, une grande casserole, une passoire, une mousseline, 2 citrons, 2 oranges, 1 kilo de sucre gélifiant pour confiture et 365 belles fleurs de pissenlits.

Les fleurs de pissenlits doivent être cueillies loin des champs cultivés et du bord des routes.

Préparation : Lavez les fleurs à grande eau puis ôtez la partie verte amère, en-dessous. Faire cuire les fleurs dans un 1,25 l d'eau avec les citrons et les oranges coupés en rondelles. Laissez bouillir doucement 20 minutes. Filtrez dans la passoire avec une mousseline. Pressez bien pour faire sortir le jus. Ajoutez le sucre gélifiant et faire cuire 3 minutes, en remuant avec une cuillère en bois. Versez cette belle gelée d'or dans les pots et laissez les refroidir.

 Bon appétit !

Sirop de menthe


Faire bouillir pendant 3 minutes 1 litre d'eau et 1 kg de sucre.
Retirer la casserole du feu. Jeter dedans une touffe de feuilles de menthe fraîche. Laisser refroidir. Retirer les feuilles.
 Ce délicieux sirop se boit avec de l'eau.

Soupe à l’ortie 

Ingrédients :

Pour 4 personne(s), 500 g d'orties fraîches, 3 pommes de terre, 3 carottes moyennes, 1 oignon, 1 gousse d'ail, 2 cuillères à soupe d'huile d'olive, gros sel de Guérande, poivre du moulin.

Préparation :

Dans un fait-tout en fonte, émincez et faites revenir l'oignon dans l'huile d'olive. 
Faites fondre le bouquet d'orties. 
Ajoutez la gousse d'ail, les pommes de terre en tranches et les carottes en rondelles. 
Couvrez 5 minutes, puis ajoutez enfin un demi-litre d'eau. 
A mi-cuisson, ajoutez un autre demi-litre d'eau. Laissez la cuisson se terminer. 
Mixez. 

Quiche aux orties : Une entrée remarquée

Ingrédients : Pour 6 personnes

200 g. de pâte brisée, 150 g. d’ortie, 1 gros oignon, 2 œufs, 100 g. de lardons, 2 c. à soupe de crème, 1 verre de lait, épices et fromage râpé.

Fond de tarte : préparez 200 g. de pâte brisée, étalez-la au rouleau et garnissez en une tourtière.

Garniture : 1. Faites revenir dans une poêle huilée, l’oignon, les orties hachées, quelques lardons (facultatif).

2. Dans un bol, versez le lait, la crème fraîche et les œufs, fouettez, puis assaisonnez selon votre goût (sel, poivre origan, autres épices).

Mélangez la préparation1 et la préparation 2.

Versez sur la pâte, saupoudrez de fromage râpé et laissez cuire à four chaud de 20 à 30 mn.

 

Nos plantes sauvages de Flandre 

La matricaire odorante  La tanaisie 
Le coquelicot  Le sureau 
La salicaire  Achillée millefeuille
Le bouillon blanc  Onagre 
La bourrache  La consoude 
Sénevé ou moutarde des champs Le lampsane

 

Plantes invasives : Des fléaux botaniques qui menacent l’environnement régional

Apprenez à mieux connaître les plantes invasives, ces fléaux verts qui causent de sérieux problèmes écologiques et sanitaires.

La Direction Régionale de l’Environnement, le Conseil Régional de Picardie et le Conservatoire Botanique National de Bailleul ont mis en œuvre une campagne de sensibilisation du public sur la problématique des plantes invasives.
La prolifération de ces espèces (19 actuellement répertoriées), originaires d’un autre continent, créent de sérieux problèmes écologiques, économiques et parfois même sanitaires.

Voici les 2 plantes invasives les plus connues : la Jussie à grandes fleurs et la Berce du Caucase.



La Jussie à grandes fleurs (Ludwigia grandiflora)


Originaires d’Amérique du Sud, les jussies ont été introduites accidentellement en France en 1830. Résistante et très adaptable, la prolifération de la Jussie à grandes fleurs menace aujourd’hui l’équilibre biologique et altère la qualité des milieux aquatiques de la région.
 Les picards se mobilisent pour lutter contre cet envahisseur vert en pratiquant l’arrachage manuel à partir des berges ou d’une embarcation.


     La Berce du Caucase (Heracleum mantegazzianum)
            

 
Atteignant jusqu’à 3,5 m de haut, la Berce du Caucase est la plus grande ombellifère d’Europe. Mais cette plante ornementale remarquable est aussi 
  hautement allergisante : effleurer ses feuilles peut créer de graves brûlures. Originaire du Caucase, la Berce s’échappe depuis peu des Parcs et Jardins
  pour coloniser la nature.
  Elle a déjà été signalée aux environs d’Amiens et dans le sud de l’Aisne.