Le coquelicot

Son nom est une variante de l’ancien français coquerico, désignant le coq par onomatopée. Il s’agit d’une métaphore entre la couleur de la fleur et celle de la crête du coq. À une époque où il n’était pas rare de voir déambuler les coqs au bord des talus, dans les hautes herbes, la confusion était permise.
Indomptable vagabonde, mi-fleur, mi-papillon
Grand rescapé des cultures intensives, le
coquelicot est bannis des champs à coup de pesticides, on le revoit,
envahir des terrains déserté par l’homme, souvent pauvres et
caillouteux. On utilise le coquelicot, (Papaver rhoeas) pour ses
pétales, ses graines, mais rien ne le dompte.
Ce n’est
pas une plante sédentaire qui supporte le bac, le pot, le vase. Il
pratique la politique de la terre brûlée. Le cueillir, c’est le
tuer. C’est une véritable plante vagabonde.
Les pétales assemblés comme une toile de
montgolfière flottent au vent selon un mouvement spécifique donnant
l’impression de mouvement.
La fleur
est montée sur une tige fine et souple.
Le
coquelicot a besoin de soleil pour faire étinceler sa danse, et d’un
sol sec, bien drainé.
Il
collabore avec le monde pour repeupler des endroits stérilisés, ces
endroits deviennent des friches
Une
friche est une reconquête de la vie sur un espace moribond.
Papillons
et coquelicots rivalisent de gaieté en compagnie de quelques
graminées dans ce que la terre porte d’avenir.
Pour
avoir des coquelicots, il faut tout simplement favoriser leur venue,
en évitant de raser à vif les jeunes pousses de coquelicot
disséminées, elles assureront la survivance de cette espèce
mystérieuse, à la fois modeste et sophistiquée.
Le
coquelicot est utilisé dès l’Antiquité pour favoriser le sommeil, il
est ensuite longtemps préconisé dans le traitement des maux de tête.
Aujourd’hui on lui reconnait des propriétés calmantes,
adoucissantes.
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