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Education à l'environnement
Manifestations Hazebrouck
Hoflandt
La nature
La faune
On parle de nous...dans le magazine Le Nord juillet/août 2010
Dans son éditorial, Bernard DEROSIER, président du Conseil Général du Nord, nous rappelle que l'année 2010 est l'année de la biodiversité et que "Chacun doit en prendre conscience et agir à son niveau pour permettre à la nature de se maintenir et se développer dans les espaces que l'Homme lui a laissés".

Delphine BATAILLE, vice-présidente du Conseil général du Nord chargée de l'environnement et du développement durable précise :
"Le Département développe une politique de protection et de restauration de la biodiversité. Sa priorité est de protéger cette biodiversité par le développement des espaces naturels sensibles, des opérations de gestion adaptées, le boisement, la lutte contre les inondations et l'érosions des sols, la préservation de la ressource en eau et de la qualité de l'air : il faut aussi aussi créer des zones humides constituant de véritables "stations d'épuration biologiques"...
L'agenda 21 départemental
Initié il y a 10 ans, l'Agenda 21 du Département permet aux agents des services départementaux de promouvoir le développement durable, mais également d'engager des actions en faveur de la protection de la biodiversité dans les propriétés départementales.

Hoflandt est flormidable !
A Hazebrouck, une association, Hoflandt Nature, s'attache à faire connaître la biodiversité avec un formidable jardin de ville. Visite guidée en compagnie de Chantal et Pierre, un couple de retraités épatants.
"Parfois, on a des plantes tout à fait remarquables dans son jardin et on ne le sait pas. Alors, on tond tout! " Chantal et Pierre Tankeré, tous deux retraités, vivent dans leur pavillon d'Hazebrouck depuis 30 ans. Une maison ceinturée d'arbres, de plantes et de fleurs, petit Eldorado pour les oiseaux, les insectes et les crapauds. "Je m'intéresse depuis longtemps à la nature, c'est pourquoi nous avons transformé complètement notre jardin, avec ses allées bien droites et ses haies impeccablement uniformes, pour y développer la biodiversité", raconte Chantal. Sur environ 1 200 m2, poussent aujourd'hui de multiples plantes typiques des zones humides. Intarissable sur les vertus de la tanaisie ou de la consoude, deux plantes vivaces, Mme Tankeré a un mot pour chaque végétal peuplant son jardin merveilleux. Avec la multiplicité des plantations, sont arrivés les abeilles et les oiseaux que Pierre Tankeré filme et photographie en toute saison.
"Les oiseaux apportent toutes sortes de graines, et nous avons souvent la surprise de découvrir de nouvelles plantes qui poussent et enrichissent le jardin", explique M. Tankeré.
"C'est ça la biodiversité, conclut son épouse, c'est avoir des fleurs, des plantes, des oiseaux, des gastéropodes, des grenouilles, plein de choses !"...
Extrait du magazine Le Nord de Juillet-Août 2010
Des photos de Flandre en Audomarois en ce joli mois de mai, prises par Fx et Pierre...
Hazebrouck et son pays
Il existe un pays où les ciels tourmentés diffusent
Bienvenue à Hazebrouck la Flamande, capitale de notre cœur de Flandre.
Dans cette Flandre intérieure, la ville est située au cœur de
la plaine argileuse. De ce pays au bois transformé en terres agricoles témoignent quelques grands massifs, telle
la forêt de Nieppe.
Les armes d'Hazebrouck se blasonnent ainsi :"D'argent au lion de sable, lampassé de gueules, tenant de ses pattes
de devant un écusson d'or chargé d'un lièvre courant en bande au naturel."
Hazebrouck tire son nom d’un lièvre (haze) et d’un marais (brouck) : c’est dire sa situation ancienne prise entre les bois et les marécages, entre les cabanes de pêcheurs et les communautés de bergers.
Asséchée par les moines puis par des colonies de peuplement
au IXème siècle, la région accueille peu à peu le blé, le seigle et l’orge pour devenir bientôt l’une des contrées
les plus fécondes de Flandre.
La première mention écrite de "Hasbruc" date de 1122.
Au XII° siècle, elle a gagné
son indépendance, se dote d’un beffroi et accueille le Hoop, une assemblée commune aux
châtellenies de Bailleul et de Cassel.
Au fil des siècles, Hazebrouck partage le destin de la plupart des villes du Nord : assiégée, pillée, ravagée par la peste, elle est occupée par les Bourguignons.
L'essor économique se manifeste alors que la région est sous domination des Habsbourg d'Espagne.
Un canal est en effet percé par les soins du monarque Philippe II d'Espagne pour permettre l'expansion de l'industrie locale du textile avant de passer à la France en 1678.
Puis, la révolution industrielle apporte le
chemin de fer et la ville devient un important nœud ferroviaire. De nos jours, c'est le secteur administratif et
tertiaire qui retient l'attention du voyageur.
Construites par les premiers seigneurs flamands à partir du IV° siècle, les mottes féodales étaient destinées à protéger le territoire : surélevées de plusieurs mètres de terre, elles étaient délimitées par un fossé.
Elles comprenaient à la fois la demeure du prince et
une basse cour qui regroupait les paysans et le bétail. Plus de 800 mottes sont recensées en Flandre, dont 10 environ
autour d’Hazebrouck. La plupart d’entre eux sont encore visibles, parfois partiellement.
Œuvre de l'abbé Lemire
Les variétés fruitières de notre région
Le jardin public d'Hazebrouck
Marronniers, saules, trembles, cornouillers sanguins, charmes, frênes pleureurs, féviers, liquidambars et ...UN qui nous vient de la nuit des temps ... Le Ginkgo Biloba...
Symbole de longévité, (certains spécimens ont entre 1 000 et 2 000 ans d'âge), il est considéré comme un véritable fossile vivant. Il est apparu, il y a 250 millions d'années à la fin de l'ère primaire.
Côtoyant les dinosaures, il les a même précédés sur le globe terrestre. C'est le doyen des arbres. On pense que c'est un des premiers arbres sur la terre qui a eu la silhouette de l'arbre proprement dit, c'est-à-dire avec un tronc, des racines, des branches et des feuilles.
C'est le premier arbre à avoir repoussé sur les terrains dévastés par la bombe d'Hiroshima (6 août 1945).
Histoire de notre jardin
Il existait depuis 1866 un petit jardin public à l'emplacement de l'ancien cimetière Saint-Éloi. La municipalité fit l'acquisition, sous le mandat de l'abbé LEMIRE, de terrains supplémentaires
afin d'aménager le jardin public tel qu'il est aujourd'hui.
Dans la tradition chrétienne, l'usage était d'établir, autour de l'église, le cimetière, "Kerk-Hof" en flamand, ce qui se traduit par "jardin de l'église". La tradition s'est conservée dans la plupart de nos villages. À Hazebrouck, le cimetière entourait également l'église Saint-Éloi. Le petit bourg s'était développé un peu plus haut et hors des inondations fréquentes de la Peele Becque, autour de la place, et l'église semblait être un peu hors de la modeste bourgade.
On retrouve la trace précise du Kerk-Hof sur les vieux cadastres et aussi sur le plan d'Antoine Sandérus. (Historien belge 1586-1664).

Miroir d'eau autrefois
Monsieur Eugène DARQUES, architecte-paysagiste a planté les arbres. Des marronniers, il n'en restait plus que deux et, malades, ils ont été abattus. Ils délimitaient le cimetière vers 1865.
On a enlevé les croix mais les corps sont toujours dans la terre dit-on. L'abbé LEMIRE avait décidé de la création d'un jardin public. Il a été créé après sa mort en 1929.

Les hôtes permanents de ce jardin
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Un cygne...sans bruit, sous le miroir de l'eau, ce bel oiseau blanc chasse l'onde avec ses larges palmes, accompagné de canards colverts, bruyants habitants permanents de notre jardin.

Complainte de l'arbre
Homme !
Je suis la chaleur de ton foyer par les froides nuits d'hiver.
L'ombrage amie lorsque brûle le soleil d'été.
Je suis la charpente de ta maison, la planche de ta table.
Je suis le lit dans lequel tu dors et le bois dont tu fis tes navires.
Je suis le manche de ta houe et la porte de ton enclos.
Je suis le bois de ton berceau et aussi de ton cercueil.
Écoute ma prière veux-tu ?
Laisse-moi vivre pour tempérer les climats et favoriser l'éclosion des fleurs.
Laisse-moi vivre pour arrêter les typhons et empêcher les vents de sable.
Laisse-moi vivre pour calmer les vents, pousser les nuages
Et apporter la pluie qui véhicule la vie du monde.
Laisse-moi vivre pour empêcher les catastrophiques inondations qui tuent.
Je suis la source des ruisseaux. Je suis la vraie richesse de l'état.
Je contribue à la prospérité du plus petit village.
J'embellis ton pays par la verdure de mon manteau.
Homme, écoute ma prière
Ne me détruis pas
Poème indochinois







