Sénevé ou moutarde noire

Brassica nigra
Famille des Brassicacées
Sénevé noir, Sénevé gris, Chou noir
DESCRIPTION :
La moutarde noire est une plante herbacée annuelle, ramifiée, pouvant atteindre 1 mètre de haut, à racine blanchâtre, un peu épaisse. Elle porte des feuilles découpées à la base, entières, lancéolées au sommet. Les petites fleurs, jaunes, sont réunies en grappes. Le fruit est un silique appliqué contre la tige, renfermant des petites graines, globuleuses et noirâtres.
Plante
herbacée de la famille des Crucifères (Brassicacées) comme les
choux, le raifort et le Wasabi. Le botaniste distingue une
quarantaine d'espèce de sénevé dont une douzaine pousse
naturellement en Europe. (Sénevé = graine de moutarde).
Histoire :
La moutarde : du latin mustum ardens, moût brûlant (car elle était souvent mêlée à l'époque romaine à du moût ou du vert jus pour la relever) - est un condiment préparé à partir des graine d'une plante de la famille des Brassicacées, appelée aussi moutarde.
Les moutardes sont certainement les condiments les plus utilisés en
Occident tous temps : Les moutardes blanches et noires poussent
comme des mauvaises herbes. Le nom de sénevé, ainsi que l'allemand
Senf et le vieil anglais senep viennent du latin sinapi, du nom
d'une pâte à base de moutarde diffusée dans l'Europe centrale et du
nord par les romains. Les moutardes forment une famille de nombreux
condiments : les françaises sont à base de brune ou noire avec un
goût fort alors que les anglaises, allemandes et américaines ont un
goût moins marquée, plus sucrées car elles sont à base moutarde
blanche.
Les pots de moutarde
étaient de petits pots en faïence blanche, fermés à l'origine par un
bouchon épais en liège, lui-même recouvert d'une capsule en étain,
scellée à la cire. Il existait aussi des distributeurs de moutarde
au comptoir auprès desquels la ménagère venait remplir son verre.
Le pape Jean XXII était un grand amateur de moutarde dont il faisait, en son palais d'Avignon, dit-on, une grande consommation. Il créa, pour un de ses neveux, la charge de "premier moutardier", dont le rôle exclusif était de tenir en permanence, à la disposition du Souverain Pontife, les meilleures moutardes, qu'il faisait venir des quatre coins de France et d'Italie. Les premiers pots à moutarde, baptisés également "moutardiers", font leur apparition sur les tables au début du XIVe siècle : ce sont des récipients en étain de fortes dimensions. Au XVIIe siècle, ils deviennent luxueux, et sont parfois réalisés en argent, en vermeil et même en or.
En 1937, l'appellation
« Moutarde de Dijon » opposa des moutardiers parisiens à des
moutardiers dijonnais. Il en découla que cette appellation
s'appliquait à une recette et non à un terroir.
Il existe plusieurs
variétés de moutarde, en Asie, dont celles à grandes feuilles
charnues. Il est préparé un bon nombre de plats avec les feuilles de
moutarde (fricassées à l'huile, en soupe ou en saumure comme
légumes). Les jeunes feuilles tendres se consomment en salade
nature, accompagnant les plats épicés, cuites, elles forment un
excellent légume proche du choux. Les tribus hmong du Laos sont des
gros consommateurs et producteurs de moutardes. Ils lui attribuent
une vertu rafraîchissante.