La salicaire
nom latin : Lythrum salicaria L. Autre Nom : Herbe aux coliques

Lythrum : les fleurs couleur de sang ont inspiré ce nom, du grec luthron = sang souillé, mêlé de poussière.
Salicaria : du latin salix = saule, les feuilles allongées et aiguës rappellent celles du saule.
La salicaire est une grande plante qui peut
mesurer jusqu’à
Plante vivace, la salicaire fleurit de juin à
septembre. Elle est pollinisée par les insectes. Cependant les
graines de la salicaire sont très lourdes, elles ne peuvent donc pas
être disséminées par le vent. Malicieuse, la plante a donc rusé :
avec l’humidité de l’air, les graines libèrent un mucilage abondant
leur permettant de se coller au plumage des oiseaux. Les graines qui
ne sont pas englouties par ces oiseaux granivores (Chardonnerets,
serins…), prennent donc la poudre d’escampette…
Tout comme le saule, la salicaire apprécie les lieux humides. On
pourra donc l’observer dans les prairies et friches humides,
marécages, au bord des eaux calmes.
Depuis l’Antiquité, les vertus médicinales de
la salicaire sont connues. Elle contient de la salicarine (composé
qui arrête les hémorragies), tanin, mucilage. Ces constituants font
de la salicaire un excellent remède antihémorragique, astringent et
adoucissant. Elle est donc tout particulièrement conseillée contre
les diarrhées.
Au Kamchatka (Sibérie), la moelle de salicaire est fermentée pour
obtenir une boisson alcoolisée. Ses feuilles sont également
employées en guise de thé. Les jeunes pousses feuillées sont
comestibles après cuisson. On les prépare comme un légume vert
classique à la façon des épinards.
Les fleurs de la salicaire sont riches en pigments anthocyanines
(colorants bleus et rouges des fleurs).
Avis aux gourmands, les fleurs ont servi à colorer les bonbons.
Elles peuvent sans doute être également utilisées en teinture
végétale.