Les moulins à eau
La présence, dans la région, de cours d'eau lents et réguliers comme
l'Aa, la Canche, l'Authie ainsi que les rivières du bassin de la
Sambre a favorisé la multiplication des moulins à eau.
Un moulin à eau se compose de trois parties :
la roue
la vantellerie
le bief.
La roue
peut-être en dessous (ou roue à palettes ou à aubes); elle tourne
par la seule poussée du courant.
La roue en dessus (ou roue à augets ou à pots) est mue par le
poids de l'eau emplissant les bacs. Le rendement est plus important.
La roue de côté (ou roue de poitrine), pourvue d'aubes, est
mise en mouvement par le choc et le poids de l'eau.
La vantellerie
: est l'ensemble des vannes qui donne au meunier la possibilité de
régler le niveau de l'eau afin d'obtenir le maximum de la force
motrice.
Le cours d'eau en amont s'appelle le bief. Il faisait l'objet de soins constants de la part du meunier. Souvent, si le moulin était installé sur de petits cours d'eau, le paysan devait, lorsque l'hiver était rigoureux, aller porter son blé dans un moulin à vent car le gel paralysait la roue.

Il
s'agit du moulin Grioche, l'un des trois moulins de Renty,
dans la vallée de l'Aa, qui semble avoir été créé en 1809 et
fut inscrit d'abord comme fabrique de papier. Il devint moulin à
moudre le blé en 1870 et se convertit en scierie vers 1925.
Son mécanisme se trouve actuellement à Villeneuve d'Ascq, au
siège de l'ARAM.

Le moulin de Grand-Fayt
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