Hazebrouck Hoflandt Météo



Protection de l'environnement et du cadre de vie

 

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Hazebrouck et son pays

Il existe un pays où les ciels tourmentés diffusent la lumière. Il existe un pays où la nature a façonné le caractère

des hommes et leurs valeurs profondes. Il existe un pays dont les géants défient l'horizon des plaines et dont

la douceur de vivre vous transformera. 

 

Bienvenue à Hazebrouck la Flamande, capitale de notre cœur de Flandre.

Dans cette Flandre intérieure, la ville est située au cœur de la plaine argileuse. De ce pays au bois transformé

en terres agricoles témoignent quelques grands massifs, telle la forêt de Nieppe.

Le lièvre et le marais

 

Les armes d'Hazebrouck se blasonnent ainsi :"D'argent au lion de sable, lampassé de gueules, tenant de ses pattes

 de devant un écusson d'or chargé d'un lièvre courant en bande au naturel."

Hazebrouck tire son nom d’un lièvre (haze) et d’un marais (brouck) : c’est dire sa situation ancienne prise entre

les bois et les marécages, entre les cabanes de pêcheurs et les communautés de bergers.

Asséchée par les moines puis par des colonies de peuplement au IXème siècle, la région accueille peu à peu le blé,

le seigle et l’orge pour devenir bientôt l’une des contrées les plus fécondes de Flandre.

La première mention écrite de "Hasbruc" date de 1122.  Au XII° siècle, elle a gagné son indépendance, se dote

d’un beffroi et accueille le Hoop, une assemblée commune aux châtellenies de Bailleul et de Cassel.

Au fil des siècles, Hazebrouck partage le destin de la plupart des villes du Nord : assiégée, pillée, ravagée

par la peste, elle est occupée par les Bourguignons.

 

L'essor économique se manifeste alors que la région est sous domination des Habsbourg d'Espagne.

Un canal est en effet percé par les soins du monarque Philippe II d'Espagne pour permettre l'expansion

de l'industrie locale du textile avant de passer à la France en 1678.

 

Puis, la révolution industrielle apporte le chemin de fer et la ville devient un important nœud ferroviaire. 

De nos jours, c'est le secteur administratif et tertiaire qui retient l'attention du voyageur.

Noeud ferroviaire séparant Hazebrouck en deux parties

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Cliquer sur la photo pour l'apercevoir en plus grand

Nœud ferroviaire séparant Hazebrouck en deux parties. Vous pouvez apercevoir le Nouveau Monde.

(Photo parue dans La Voix du Nord du dimanche 18 janvier 2009)

 

Mottes féodales de Flandre

 

Construites par les premiers seigneurs flamands à partir du IV° siècle, les mottes féodales étaient destinées

 à protéger le territoire : surélevées de plusieurs mètres de terre, elles étaient délimitées par un fossé.

 Elles comprenaient à la fois la demeure du prince et une basse cour qui regroupait les paysans et le bétail.

Plus de 800 mottes sont recensées en Flandre, dont 10 environ autour d’Hazebrouck. La plupart d’entre eux sont

encore visibles, parfois partiellement.

A Hazebrouck, la motte de l'Hoflandt est toujours visible.

 

Œuvre de l'abbé Lemire
Les variétés fruitières de notre région
 Le jardin public d'Hazebrouck

 Marronniers, saules, trembles, cornouillers sanguins, charmes, frênes pleureurs, féviers, liquidambars et ...UN qui

nous vient de la nuit des temps ... Le Ginkgo Biloba...

 

 

Symbole de longévité, (certains spécimens ont entre 1 000 et 2 000 ans d'âge), il est considéré comme un

véritable fossile vivant. Il est apparu, il y a 250 millions d'années à la fin de l'ère primaire.

Côtoyant les dinosaures, il les a même précédés sur le globe terrestre. C'est le doyen des arbres. On pense

que c'est un des premiers arbres sur la terre qui a eu la silhouette de l'arbre proprement dit, c'est-à-dire avec

un tronc, des racines, des branches et des feuilles.                

C'est le premier arbre à avoir repoussé sur les terrains dévastés par la bombe d'Hiroshima (6 août 1945).

 

Histoire de notre jardin

 

Il existait depuis 1866 un petit jardin public à l'emplacement de l'ancien cimetière Saint-Éloi.

La municipalité fit l'acquisition, sous le mandat de l'abbé LEMIRE, de terrains supplémentaires

afin d'aménager le jardin public tel qu'il est aujourd'hui.

 

Dans la tradition chrétienne, l'usage était d'établir, autour de l'église, le cimetière, "Kerk-Hof"

en flamand, ce qui se traduit par "jardin de l'église". La tradition s'est conservée dans la plupart

de nos villages. À Hazebrouck, le cimetière entourait également l'église Saint-Éloi. Le petit bourg

s'était développé un peu plus haut et hors des inondations fréquentes de la Peele Becque, autour

de la place, et l'église semblait être un peu hors de la modeste bourgade.

On retrouve la trace précise du Kerk-Hof sur les vieux cadastres et aussi sur le plan d'Antoine Sandérus.

(Historien belge 1586-1664).

 

 Miroir d'eau autrefois

 

Monsieur Eugène DARQUES, architecte-paysagiste a planté les arbres. Des marronniers,

il n'en restait plus que deux et, malades, ils ont été abattus. Ils délimitaient le cimetière vers 1865.

On a enlevé les croix mais les corps sont toujours dans la terre dit-on. L'abbé LEMIRE avait décidé

de la création d'un jardin public. Il a été créé après sa mort en 1929.

 

 

Les hôtes permanents de ce jardin

 

 

Un cygne...sans bruit, sous le miroir de l'eau, ce bel oiseau blanc chasse l'onde avec ses larges palmes, accompagné

de canards colverts, bruyants habitants permanents de notre jardin.

 

Les chevrettes et leur bouc... font aussi partie intégrante de cet univers végétal ainsi que quelques volailles.

 

 

Le dieu Vertumne, qui possédera le don de changer de forme, tombera vainement amoureux de la
déesse romaine des fruits et des vergers Pomone (pomum : pomme).


 

Complainte de l'arbre

Homme !

Je suis la chaleur de ton foyer par les froides nuits d'hiver.

L'ombrage amie lorsque brûle le soleil d'été.

Je suis la charpente de ta maison, la planche de ta table.

Je suis le lit dans lequel tu dors et le bois dont tu fis tes navires.

Je suis le manche de ta houe et la porte de ton enclos.

Je suis le bois de ton berceau et aussi de ton cercueil.

Écoute ma prière veux-tu ?

Laisse-moi vivre pour tempérer les climats et favoriser l'éclosion des fleurs.

Laisse-moi vivre pour arrêter les typhons et empêcher les vents de sable.

Laisse-moi vivre pour calmer les vents, pousser les nuages

Et apporter la pluie qui véhicule la vie du monde.

Laisse-moi vivre pour empêcher les catastrophiques inondations qui tuent.

Je suis la source des ruisseaux. Je suis la vraie richesse de l'état.

Je contribue à la prospérité du plus petit village.

J'embellis ton pays par la verdure de mon manteau.

Homme, écoute ma prière

Ne me détruis pas

Poème indochinois

 

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